En 2020, il y a des évidences qu’on ne peut plus planquer sous le tapis.


Le climat se dérègle, la pollution augmente et la biodiversité est menacée. C’est désormais une réalité scientifiquement prouvée qui met à peu près tout le monde d’accord (sauf quelques conspirationnistes butés, également convaincus que 2pac et Djohnny se sont barrés faire du jet-ski sur une île déserte).

L’écologie doit devenir une priorité.

Se pose alors la question de l’impact individuel : ces éco-gestes simples, ces actions montées avec une poignée de voisins ou de collègues à la machine à café. Cultiver des chou rave sur les toits des bureaux, collecter les vieilles nappes des grand-mères du quartier pour en faire des robes de soirée, lancer une campagne de sensibilisation pour les moineaux blessés… On est en droit de se demander si tout cela est bien utile face à l’immense tâche qui doit être accomplie.


Après tout, la légende ne dit pas si le colibri a finalement réussi à éteindre le feu de forêt en larguant inlassablement quelques gouttes d’eau du bout de son bec fluet. Certains trouble-fêtes clameront même que ces gestes n’ont pas de sens, qu’ils masquent notre impuissance. “Quoi ?! Le monde s’effondre et vous faites pousser des laitues sur vos balcons ? Mangez un capitaliste, taguez un Macdo, faites la révolution ! »

Certes, mettre son carton de pizza dans le bac de tri ne fait pas de nous des Bruce Willis, sauveurs héroïques de planète. Mais ces gestes, ces actions individuelles veulent dire quelque chose. Ce sont autant de petites lanternes qui s’allument pour éclairer nos chemins d’humains responsables (poésie de comptoir, bonsoir). Autant de pieds dans la porte de nos consciences écolo.

On n’a pas la faculté de sauver le monde entier, mais on a un pouvoir certain : celui de ne pas rester les bras ballants, à attendre que “les autres” fassent des choses parce que “c’est eux qui sont responsables de ce merdier” (compléter ici avec le coupable de votre choix : les Trente Glorieuses, les multinationales, les francs-maçons, mon voisin et son Hummer…). 


Si un mec se fait renverser par un chauffard dans la rue, on ne le laisse pas dans le caniveau parce que “ce n’est pas moi qui l’ai fait”. On peut tous prendre part, contribuer à construire le monde de demain, un peu plus raisonné, équilibré, durable.
 

 

All you need is green

 

NOTRE PLANÈTE

Pour mémoire de faits importants qui ont contribué à nous mener vers la voie de l'égalité :

  • En 1903 Marie Curie reçoit le Prix Nobel de physique.

  • En 1944 nous obtenons le droit de vote et d'éligibilité.

  • En 1965 nous avons enfin le droit d'exercer un métier sans l'autorisation de notre mari.

  • En 1967, la contraception est autorisée...


Je pourrais continuer ainsi ad vitam aeternam car les droits de la femme ont connu de vifs succès. Des succès et c'est tant mieux bien entendu mais effrayant aussi à considérer, car cela part du principe que nous ne sommes pas nées égales. Et que dit d'ailleurs à ce propos La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ?
Elle dit : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

 

Donc, les hommes partout, les femmes nulle part. Le type qui a rédigé cette déclaration manquait-il d'encre pour inclure le mot femme ? Fut-il élevé par une mère abusive ? Trompé par une femme qu'il traitait mal ? Pressé d'aller jouer au tiercé avec ses potes pour oublier à ce point la femme dans sa déclaration ?
Tout en sachant, le pire, que cette Déclaration est issue de la Révolution Française, nom féminin s'il en est.
Car c'est bien là où je veux en venir, la Révolution a bien eu lieu mais pas la nôtre. La nôtre se fait oui mais à coup de petites avancées, symboliques certes, et elle demande une énergie de dingue cette révolution marathon.
Parce que face à nous, parfois, souvent, le pouvoir en place, le mâle dominant ne veut rien lâcher. Car en partageant équitablement avec nous, il gagnerait moins, il perdrait son équilibre et vacillerait pour s'effondrer. C'est en tout cas le sentiment qui l'anime pour noua laisser dans cette position.

 

Aujourd'hui, dans un pays dit "civilisé" qu'est la France, en 2019 les femmes continuent à gagner 25% de moins en salaire que les hommes.
Que dire des violences conjugales ? 122 femmes tuées, 62 000 femmes victimes de viol.
Et dans la littérature ? l'art ? Le cinéma ? Combien de Palme d'Or glanée par une femme ? Une seule. La leçon de Piano, il y a 26 ans.

 

Sommes-nous donc à ce point moins valables que les hommes pour se faire confisquer les prix ? Notre parole ? Notre temps ? Notre sexe ? Notre visage ? Nous connaissons toutes la réponse.

Alors concrètement que faut-il pour inverser la tendance et obtenir ce qui nous revient de droit ?
Nous débarrasser de tous les mecs, les envoyer sur une planète avec leur Ricard, leur console de jeux-vidéo, leur mère (oups), leurs soirées foot, leurs soirées bières, leurs consoles, leurs "mais je t'avais dit de faire ci, de faire ça", leurs interdictions, leur conseils paternels ?
Les castrer et les téléguider à notre guise ? On pourrait aussi les droguer et ainsi couper court à leur agressivité, leur soif de conquête et les mettre à la couture, au macramé, à la poterie.

Ou bien les éduquer correctement, leur faire prendre conscience que l'égalité c'est tout de suite et qu'on a déjà été assez patienté pour attendre une seconde de plus.

 

Il faut exiger, s'imposer chacune de notre côté, ne pas céder, jamais, monter au créneau, se faire aider si besoin pour s'imposer enfin, définitivement, durablement.
Car, au final, nous ne demandons rien d'exceptionnel, rien d'incroyable, que d'avoir les mêmes droits que les mecs.

L'ÉGALITARISME DE L'ÊTRE

HUMAIN